Vandalisme de la fibre optique en Centrafrique

Pa Marienne ZINGOUT l LAMINE MEDIA

(Bangui, le 18 Mars 2026 - LNC) La semaine dernière, exactement le 13 Mars dernier, le ministère de l’Économie numérique, des Postes et des Télécommunications a fait état de deux actes distincts. D'un premier incident sur le tronçon Bangui–Boali, où le câble a été déterré puis brûlé, causant d’importants dommages à l’infrastructure. Puis sur l’axe Carnot–Berbérati, le câble de fibre optique a été coupé à la machette par des individus malveillants. Le vandalisme des infrastructures télécoms est un phénomène courant sur plusieurs marchés, certes ! mais ses impacts sont toutefois exacerbés dans des pays comme la/le Centrafrique, où l’infrastructure numérique nationale est déjà fragile. Le ministère ajoute que la société publique camerounaise Camtel, partenaire de connectivité internationale de la Centrafrique, a également signalé des incidents du même genre. Ils ont notamment été constatés des incidents sur les segments Limbé–Batoké ainsi que sur l’axe Bangui–Boali. Conséquence, a déclaré le ministère : « Ces actes de vandalisme ont entraîné une interruption des services de télécommunication, affectant les populations locales et les entreprises qui dépendent de la fibre optique pour leurs activités », . Et des équipes techniques ont été dépêchées sur place pour évaluer les dégâts, sécuriser les installations et procéder à la remise en service du réseau. C'est une infrastructure de fibre optique relativement récente qui est vandalisé. La dorsale nationale a été mise en service en 2023. Elle s’inscrit dans le cadre du projet Central African Backbone (CAB), qui a pour but de connecter les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) via des infrastructures télécoms à haut débit. En Centrafrique, c'est 935 km de fibre optique qui ont été déployés pour relier le pays à la République du Congo et au Cameroun. Ce réseau joue un double rôle : backbone national et porte d’accès à la connectivité internationale pour ce pays enclavé, et sans accès direct aux câbles sous-marins. Selon le chargé de mission du ministère en matière d’économie numérique, Gauthier Guezewane Gbowe : « Nous sommes face à une situation préoccupante qui nécessite une action rapide et coordonnée pour protéger nos infrastructures critiques ». En conséquence, le ministère a appelé les autorités locales et les forces de sécurité à renforcer la surveillance des infrastructures stratégiques. Les populations riveraines sont invitées à signaler tout comportement suspect à proximité des installations, tandis que les opérateurs et partenaires techniques sont encouragés à intensifier les mesures de sécurisation et de maintenance préventive.

LNC

Date : 18 Mars 2026

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