Atelier « Projet Expertise France »

Par Susan CARTER JONES l LNC

(Bangui le 6 Octobre 2026 l LNC) Malgré les discours des politiciens, en Centrafrique, c'est un pis aller de croire que l'homme et la femme seraient égaux, ce qui dans les faits est tout le contraire, voire la pratique de la polygamie, largement acceptée dans le pays, pourtant, les autorités s'empressent de soutenir l'inverse, comme tout à l'heure, l’ambassade de France qui a ouvert une cérémonie pour des actions en faveur de la promotion de genre dans les administrations publiques centrafricaines (bon courage NDLR). Pour ce faire, elle organise un atelier en conséquence. Ce qui en théorie, donnera une occasion de s'exprimer aux femmes responsables de l'administration publique.
Cet atelier se nomme « Projet Expertise France », et durera jusqu'au 8 prochain. Pour cette première journée, les échanges portent sur le deuxième pilier, qui a pour finalité de travailler spécifiquement sur un point primordial : l’égalité entre les femmes et les hommes et les moyens de la rendre effective.
Semblable atelier ayant déjà cours au sein des administrations en France et en Allemagne, ces référents genre constituent un outil de promotion et répondent à un besoin essentiel : agir contre les discriminations fondées sur le genre.
Sébastien Botreau Bonneterre, attaché de coopération à l’ambassade de France en Centrafrique, nous explique : « L’idée, c’est de donner du corps à l’égalité femmes-hommes au sein de l’administration. C’est un sujet qui touche toutes les administrations du monde et, en France, on a développé ce qu’on appelle la diplomatie féministe autour de cette idée. Un pays où on renforce l’égalité femmes-hommes, c’est un pays qui peut se développer plus facilement, en termes économiques, en termes de lutte contre la corruption, en termes de chances. C’est aussi l’occasion de partager les connaissances avec les référents genre qui sont positionnés au sein des administrations centrafricaines. »
Comme certaines personnes n’ont pas toujours la volonté ou la possibilité de s’exprimer librement pour présenter leurs difficultés, dans l’atelier il y a des
référents genre qui ont pour rôle d’écouter, d’accompagner et d’appuyer les parties prenantes. Cette formation donnerait aux participants l’occasion d’acquérir des connaissances et des outils pour mieux exercer leurs responsabilités au sein des administrations.


LNC
Date: 6 Octobre 2026
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Rentrée en RCA : Inflation, pénurie et tableaux noirs

Par Cathy MERCIER l LAMINE MEDIA

(Bangui le 16 Septembre 2026 | LNC) Le top départ est officiellement donné, mais sur le terrain, chacun cherche la bonne formule. Depuis ce lundi 14 septembre 2026, la rentrée administrative a ouvert le bal dans les établissements de la République Centrafricaine, sous l'impulsion du ministre d'État à l'Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas. Si les équipes pédagogiques peaufinent les inscriptions et dépoussièrent les tableaux noirs, la véritable épreuve du feu – la rentrée des élèves – est fixée au lundi 21 septembre 2026. Pourtant, dans les rues de Bangui, l'excitation des retrouvailles est largement étouffée par les calculs financiers des parents. Cette année, la rentrée prend des airs de parcours du combattant logistique et économique. Premier arrêt obligatoire pour les familles : les marchés de la capitale, du marché Central au Km5. Ici, l’inflation n’est pas un concept macroéconomique, c’est une réalité brute. Le prix du lot de cahiers, des cartables et des uniformes réglementaires a grimpé en flèche. Pour les foyers nombreux, équiper chaque enfant relève du miracle budgétaire, poussant beaucoup de parents à différer les achats ou à négocier les fournitures à l'unité. Le carburant s'invite dans le budget scolaire À cette flambée des prix s’ajoute l'invité surprise de la semaine : la sévère pénurie de carburant qui paralyse Bangui. Les stations-services étant prises d’assaut, le tarif des courses en mototaxi a instantanément doublé, voire triplé dans certains quartiers périphériques. Pour les parents qui comptaient sur ces transports pour acheminer leurs enfants le matin du 21 septembre, l’addition s'annonce salée. L'école n'a pas encore commencé que le transport pèse déjà comme une taxe invisible. Si la capitale jongle avec les problèmes logistiques et des classes souvent surchargées, l'arrière-pays affiche des défis d'une tout autre dimension. À l'intérieur des provinces, de nombreuses écoles manquent cruellement d'enseignants qualifiés. La rentrée y repose sur le dévouement des "maîtres-parents", ces bénévoles courageux rémunérés directement par les cotisations des villageois. Entre des infrastructures parfois fatiguées et un équilibre précaire, la province s’apprête à faire sa rentrée à force de résilience et de solidarité communautaire. Le rendez-vous est donc pris pour Lundi prochain. Entre volontarisme des autorités, dévouement du corps enseignant et ingéniosité des parents, la jeunesse Centrafricaine s'apprête, une fois de plus, à prouver sa formidable capacité d'adaptation.

LNC
Site web: lncinfos.com
Date: 16 Septembre 2026
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