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Bangui inondée
Pa Isabelle DUTHEIL l LNC
(Bangui le 26 Octobre 2026 l LNC) Il a plu hier sur Bangui, et évidemment, en causant d'énormes dégâts humains et matériels. Malheureusement, un enfant de 11 ans est mort noyé, retrouvé sans vie dans un canal du quartier Ngalabadja 4 (non loin du croisement Ouandé)., et des maisons par dizaines se sont écroulées. Constat dans plusieurs quartiers de la capitale.
Commençons par le quartier Miskine, tout de suite, le constat est alarmant. De nombreuses maisons sont envahies par les eaux.
Pamela, une habitante, raconte : « L’eau est rentrée dans notre maison. Nous avons tenté en vain de l’évacuer. Même nos biens sont mouillés et nous ne savons pas quoi faire. Il y a encore de l’eau dans la maison et, comme nous n’avons nulle part où aller, nous sommes obligés de rester ici »..
Pareille désolation à Sangba, dans le huitième arrondissement, les pluies ont tout dévasté, provoquant l’effondrement de plusieurs habitations. Marcellin, aidé de ses voisins, tente de récupérer les briques de ses trois maisons, qui se sont écroulées, Dans ce quartier, comme à Lipia, de nombreuses familles ont vu leurs habitations endommagées ou détruites. Ce disant, un habitant, se plaint de l’insuffisance des dispositifs d’évacuation des eaux pluviales, malgré les travaux réalisés sur les routes.
« On a réparé les routes, mais il n’y a pas de caniveaux d’évacuation. Donc, lorsqu’il pleut, il y a toujours des inondations. Les eaux ont tout emporté et nos enfants souffrent. Nous ne savons pas comment vivre actuellement ».
À côté, au quartier Fou, Dieudonné Yafara, chef du quartier Dedengue 5, raconte :
« On peut dire que le bilan est un peu catastrophique. À présent, nous avons recensé 56 maisons détruites. Nous ne savons pas ce qui peut arriver dans les prochaines heures. Face à cette situation, nous ne pouvons que demander aux bonnes volontés de venir en aide aux sinistrés ».
Plus loin, à Galabadja 1, Esther une des victimes, a vu une partie de sa maison s’effondrée sous les effets des eaux. Désemparée elle est sans solution de relogement. Elle témoigne : « L’eau a envahi toute ma maison et la situation est devenue très difficile. Pour le moment, ce sont mes voisins qui m’ont accueillie, car je n’ai nulle part où aller. Nous demandons au gouvernement de trouver des solutions durables à ce problème. À chaque saison des pluies, nous sommes confrontés aux mêmes difficultés et nos maisons restent menacées par les inondations ».
Même constat de Gobongo à Damala-Aéroport, avec un même spectacle affligeant d'habitations effondrées, laissant des familles entières sans abri. Comme Florence, mère de quatre enfants, qui se souvient d’une nuit particulièrement éprouvante. « Tous mes ustensiles de cuisine ont été emportés par la pluie. Nos conditions de vie sont devenues très difficiles et je ne sais plus où aller avec mes enfants ».
Pour le quartier Damala-Aéroport, on estime que plus de 300 maisons se seraient écroulées à la suite de ces intempéries.
Le centre-ville ainsi que plusieurs axes majeurs (notamment vers Bimbo) se sont retrouvés submergés par les eaux, paralysant totalement la circulation et les activités quotidiennes.
En attendant une réponse des autorités qui ne viendra pas, les sinistrés lancent un appel urgent aux humanitaires, dans l'espoir de trouver un abri, récupérer des biens essentiels et bénéficier d’un accompagnement pour faire face aux conséquences de ces inondations. Mais, d'après les services météorologiques, de nouvelles pluies sont encore attendues.
LNC
Site web: lncinfos.com
Date: 26 Octobre 2026
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