Hausse des prix des produits pétroliers en Centrafrique

Par Fanta DEMBA l LAMINE MEDIA

(Bangui le 4 Octobre 2026 l LNC) De retour d'une tournée diplomatique en Occident, dont un saut en Italie, pour y rencontrer le Pape, Touadéra est rentré à Bangui, et il y a défendu la récente hausse des prix des produits pétroliers à la pompe.
Annoncée officiellement par la ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique, Edwige Opportune Pouninguinza, la nouvelle grille tarifaire entrée en vigueur le 2 octobre 2026 marque une augmentation importante : les tarifs: Le litre d’essence passe de 1 050 à 1 150 FCFA, soit de 1,60 à 1,75 euro, tandis que le gazole est porté de 1 250 à 1 400 FCFA, soit de 1,91 à 2,13 euros. Quant aux gros consommateurs, ils se voient appliquer une tarification distincte, avec un litre d’essence à 1 500 FCFA et un litre de gazole à 1 650 FCFA.
La hausse des prix des carburants est la troisième en 3 ans.
Pour justifier ces hausses, Touadéra et son gouvernement évoquent la fin des subventions étatiques ainsi qu'une conjoncture internationale tendue. De plus, la Centrafrique, pays enclavé, subit de plein fouet les coûts logistiques liés à ses importations de produits pétroliers depuis le port de Douala au Cameroun.
Sur le terrain, l'impact s'est fait ressentir immédiatement. Les transporteurs, les usagers de mototaxis et les commerçants rapportent déjà une répercussion directe sur le prix des marchandises et du transport urbain. Face à la grogne sociale, le chef de l'État a multiplié les appels au dialogue. Cependant, à contrario, Quentin Ngbouando, responsable de la plateforme de la société civile I GWE, lui a dénoncé Samedi une décision revenant à « enterrer sans funérailles la population déjà économiquement asphyxiée ». Estimant que la hausse touchera les « ménages, petits commerçants, transporteurs, mototaxis et travailleurs informels », déjà exposés selon lui aux « crises, des pénuries et de la mauvaise gouvernance ».



LNC
Date: 4 Octobre 2026
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