Conséquences du couvre-feu à Obo

Par Gilles DELEUZE l LNC

(Bangui le 31 Juillet 2026 l LNC) Quatre jours après la reprise du couvre-feu à Obo, au nord-est du pays, les incidents sécuritaires ont baissé selon le préfet du Haut Mbomou Leonard Mbélé, à la grande satisfaction des habitants. Il faut savoir qu'en réaction à l’insécurité observée dans la ville, le gouverneur du Haut Oubangui a instauré le 27 Juillet 2026 un couvre-feu allant de 19 h à 4 heures du matin. Nadine, une habitante dit avoir constaté une baisse des cas de braquage dans son quartier, « avant c’était régulier d’écouter parler de braquage mais avec le couvre-feu, j’ai vu une amélioration ». Gérard Sidoine, commerçant, reconnaît quant à lui, l’impact du couvre-feu mais plaide pour un allègement en lien avec ses activités, « c’est une bonne chose mais pour nous, commerçants, cela nous pénalise car les gens sont contraints de rentrer tôt ce qui impacte négativement les opérations commerciales. Je souhaite que les horaires soient revus peut-être ramener entre 20 h et 5 h du matin ». Le préfet du Haut Mbomou est content du respect du couvre-feu par la population : «. Précisons que la ville d’Obo située à plus de 1200 kms au nord-est de Bangui est le théâtre de combats entre la milice locale Azandé et les forces gouvernementales depuis Janvier 2026. Le 30 Juin dernier, le prêtre Martial Monga, principal acteur de rapprochement entre les communautés a été tué par des hommes armés non identifiés devant son église. Depuis quelques semaines, les cas de braquages à main armées se sont multipliés dans plusieurs quartiers.

LNC

Date: 31 Juillet 2026

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