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La culture du coton revient à la mode en Centrafrique
Par Sophie HERVOUET l LNC
(Bangui le 134Septembre 2026 | LNC) Comme le raconte à Sibut, Jean Ndadeké, un agriculteur : "Le coton était pour nous, ici, dans la Kémo une culture de rente qui nous générait beaucoup d'argent. Ici, tout le monde ou presque cultivait le coton et c'est grâce à ça qu'on dotait les femmes, qu'on construisait les maisons et qu'on pouvait supporter les diverses charges. Le coton était tout pour nous, auparavant.", effectivement la culture du coton était jadis, le produit phare de l'agriculture Centrafricaine, mais, au fil du temps, l'État a moins investit dans le secteur, à cela s'ajoute les arriérés accumulés dans le paiement des cotonculteurs, et tout cela finit par avoir raison de ce pan de l'économie. comme Jean Ndadeké en témoigne : "Le coton était tout pour nous, auparavant". Fort de ce constat, le gouvernement envisage la relance du secteur, comme par exemple, la remise en activité des usines d'égrainage, de Guiffa, une ville située au nord de Sibut. Même que le gouvernement prévoit un plan national de coton, mats, comme le précise Patrice Kakoro, responsable de la production et de la commercialisation du coton graine à la cellule coton de Sibut : "Les installations de l'usine sont à plat, détruites par les effets de la guerre. Ce qui fait que nos producteurs ont des difficultés. Parce que l'usine d'égrainage n'est plus opérationnelle et s'il y a de la production, il faut l'amener à Bossangoa.". Cependant, toujours focus, le gouvernement met à disposition des cadres et des équipes de conseil et d'accompagnement. Mais les investissements font encore défaut. Et côté agriculteurs, on se méfie des promesses du gouvernement, comme Igor Ngaïssé un agriculteur qui n'y croit pas du tout : "Depuis que la culture du coton semble nous quitter, on a attrapé la culture vivrière, basée sur le maïs. C'est ça qui nous donne un peu de tonus. Evidemment Papeur (Programme d'appui à la promotion de l'entrepreneuriat en milieu urbain et rural, ndlr) a reçu le financement de l'Union européenne et nous a appuyé dans la culture vivrière, particulièrement du maïs. Ces derniers temps, on a ajouté l'arachide, le niébé et le manioc."
C'est vrai que sans investissement massif, les déclarations d'intention sont un coup d'épée dans l'eau.
LNC
Date: 14 Septembre 2026
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