

L'état lamentable du lycée de Fatima de Bangui
Par Lingyun SUWAN l LNC
(Bangui le 16 Février 2026 - LNC) Dans la série l'éducation nationale est le pire mal Centrafricain, nous nous sommes rendus au lycée de Fatima, établissement emblématique de la capitale, et nous avons constaté le manque criant de tables-bancs, ce qui plonge élèves et enseignants dans une précarité éducative alarmante. De fait, entassés à plusieurs sur un même banc ou contraints de suivre les cours assis à même le sol, des centaines d’élèves voient leurs conditions d’étude se dégrader, au point de compromettre leur réussite scolaire. Dans des salles de classe devenues insuffisantes pour accueillir les effectifs croissants, le mobilier scolaire manque cruellement. Les tables-bancs, éléments pourtant essentiel de l’apprentissage, ne répondent plus aux besoins par manques. Et dans certaines classes, quatre à cinq élèves se partagent une seule table, une promiscuité qui rend presque impossible la prise de notes, la lecture confortable ou même l’attention soutenue pendant les cours. Plus grave encore, plusieurs élèves, faute de place, sont obligés de s’asseoir par terre, cahiers posés sur les genoux ou à même le sol poussiéreux. Bref, cette réalité quotidienne a des conséquences directes sur la qualité de l’enseignement et sur la réussite des élèves. Comment se concentrer, écrire correctement ou suivre une leçon dans de telles conditions ? Les enseignants, malgré leur engagement, se disent dépassés par cette situation qui entrave leurs efforts pédagogiques. La surcharge des salles accentue le bruit, la fatigue et le découragement, tant chez les élèves que chez le corps enseignant. À long terme, ce manque d’équipements risque de creuser davantage les inégalités scolaires et de favoriser l’abandon des études, notamment chez les élèves les plus vulnérables. Devant cette urgence, le proviseur, François Zoumbadrou, lance un véritable cri d’alerte à l’endroit des autorités éducatives, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations œuvrant dans le domaine de l’éducation. Il appelle à une intervention rapide pour doter l’établissement de tables-bancs en quantité suffisante et améliorer les conditions d’apprentissage avant que la situation ne devienne irréversible. Au lycée de Fatima, élèves et enseignants espèrent que cet appel sera entendu. Ils attendent des actes concrets, au-delà des discours, afin que chaque élève puisse disposer d’une place digne pour apprendre. Car derrière le manque de tables-bancs, c’est toute une génération qui réclame simplement les moyens élémentaires de construire son avenir.
LNC
Date : 16 Février 2026
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