

De l’esclavage et des droits de l’homme
Par Marienne ZINGOUT l LAMINE MÉDIA
(Bangui, le 1er Avril 2026 - LNC) Hier, le Mouvement panafricain pour une Afrique libre (MPAL) a eu au stade B. Boganda de Bangui, une causerie éducative réunissant des jeunes "leaders communautaires" des différents arrondissements de la Bangui, des représentants du Conseil national de la jeunesse (CNJ), ainsi que des professionnels des médias. Cette rencontre était sur la résolution relative à la reconnaissance et à la qualification de la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé comme l’un des crimes les plus graves contre l’humanité. C'était l'occasion de rappeler les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies et réaffirmés par la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui stipule que nul ne doit être tenu en esclavage ni en servitude, et que l’esclavage ainsi que la traite des esclaves doivent être interdits sous toutes leurs formes. Le président du Mouvement panafricain pour une Afrique libre, Gutenberg Taramboye, est revenu sur l’importance de cette rencontre. « Nous avons rassemblé cette jeunesse aujourd’hui pour lui expliquer le but de cette résolution et exiger que celle-ci soit respectée. Voilà pourquoi nous avons décidé de réunir ces jeunes, afin que justice soit faite, que la vérité éclate et que le monde entier sache qu’une résolution a été prise et qu’elle doit impérativement être respectée et appliquée ». Il a aussi proposé une stratégie pour la mise en application de cette résolution. « La résolution explique clairement que des crimes ont été commis sur les sols africains et que ces crimes doivent non seulement être reconnus, mais aussi réparés. Nous disons que c’est une victoire, même si c’est une victoire partielle. Dans les années 1960, nous avons assisté à une vague d’indépendances où de nombreux pays africains ont accédé à la souveraineté. Mais aujourd’hui, lorsque nous analysons la réalité, nous pouvons nous demander si ces pays sont véritablement indépendants. C’est pourquoi nous disons que cette résolution constitue déjà une avancée. Nous étions récemment à Accra pour solliciter cette résolution qui est aujourd’hui validées par les Nations unies. Ce que nous demandons désormais, c’est son respect et son applicabilité réelle afin que justice et réparation soient accordées aux pays africains qui ont été victimes de ces crimes », a-t-il dit. D'un autre côté, il a également évoqué les attentes du mouvement vis-à-vis des jeunes leaders communautaires ayant pris part à cette causerie éducative. « Chaque fois que nous réunissons ces jeunes, nous leur demandons non seulement d’être des patriotes, mais aussi des panafricanistes, à l’image du président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, qui est également panafricaniste. Nous leur demandons d’avoir une ouverture d’esprit et de réfléchir loin afin que, tous ensemble, nous puissions mener ce combat de libération et contribuer au développement de notre cher et beau pays, la République centrafricaine en particulier, et de l’Afrique en général », a-t-il ajouté. À l’issue de cette causerie éducative, plusieurs recommandations et propositions ont été formulées par les participants à l’endroit du Mouvement panafricain pour une Afrique libre. Celles-ci visent notamment à étendre ces causeries éducatives aux jeunes leaders des provinces afin de favoriser une refonte des mentalités et prévenir d’éventuels conflits en République Centrafricaine.
LNC
Date : 1er Avril 2026
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