LES ENFANTS DE LA RUE

Par Fanta DEMBA l LAMINE MEDIA

(Bangui, le 25 Mars 2026 - LNC) C'était jusque là, réservé aux villes Indiennes, mais il faut croire que maintenant, l'Afrique est contaminé, pareil pour la République Centrafricaine, plus précisément à Bangui; on parle du phénomène des enfants de rue ou en Sango, les « Godobé ». Et leur nombre ne cesse d’augmenter de jour comme de nuit. Cette situation pourrait s’expliquer par l’éclatement des cellules familiales : l’abandon ou les mauvais traitements subis. Les enfants qui ont fui leurs familles respectives, se réfugient dans la rue où ils sont confrontés à des conditions de vie particulièrement difficiles. En fait, les raisons qui poussent ces enfants à vivre dans la rue sont multiples. Certains ont perdu leurs parents, tandis que d’autres fuient les mauvais traitements ou les lourdes tâches qui leur sont imposées dans les familles d’accueil. C’est le cas de John, qui a perdu ses parents au village pendant la crise de 2013. Recueilli ensuite par sa tante paternelle à Bangui, il affirme ne plus supporter les conditions de vie chez elle : « J’ai perdu mon père et ma mère pendant la crise de 2013. Ma tante m’a accueilli chez elle, mais ce n’était pas par affection. Elle voulait que je devienne son domestique et son coursier. Elle a quatre enfants qui vont à l’école, alors que moi non. Elle ne s’occupait pas bien de moi. C’est pourquoi j’ai décidé de quitter la maison pour vivre dans la rue. Maintenant que je suis ici, j’ai l’impression d’être plus libre. » On les croise en train de mendier presque partout dans la capitale, surtout dans les endroits les plus fréquentés (marchés, places publiques, etc...). De jeunes enfants, garçons comme filles, circulent entre les véhicules pour quémander de l’argent ou de la nourriture auprès des passants. Leurs conditions de vie restent très précaires, comme l’explique Ozaguin OZ, chef du clan des enfants de la rue du centre-ville : « Nous vivons très péniblement. Tous les jours, nous demandons de l’argent et de la nourriture aux gens que nous croisons. Notre vie est vraiment lamentable. » Pour survivre, ces enfants dorment souvent sur des morceaux de carton, parfois à même le sol, devant des boutiques. Exaucé, l’un des plus jeunes du groupe, âgé d’environ 8 ans, raconte : « Nous dormons parfois sur des cartons ou sur les tables des commerçants. Nous n’avons ni nattes ni couvertures. Pour trouver de quoi manger, nous nettoyons les devantures des boutiques afin de gagner un peu d’argent. » Leur âge varie généralement entre 8 et 19 ans. Avec leurs conditions de vie très difficiles, ils reçoivent parfois une aide ponctuelle de certaines personnes ou organisations, mais cela reste insuffisant face à l’ampleur du problème.

LNC

Date : 25 Mars 2026

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