

Insécurité des enfants dans les écoles aux bords des routes
Par Gilles DELEUZE l LNC Rédacteur en chef adjoint de LNC
(Bangui le 13 Février 2026 - LNC) Autant le dire de go! la sécurité des enfants fréquentant des établissements scolaires situés aux abords des routes demeure alarmante. Entre manque de protection et risque d’accidents, le quotidien des enfants est marqué par une insécurité persistante. Du coup, certains parents sont obligés d'accompagner leurs enfants pour les déposer à l’école. Devant cette situation, parents, riverains et élèves lancent un appel pressant au gouvernement de voler au secours des enfants afin de garantir non seulement leur sécurité, mais aussi leur droit à la vie. En fait, la devanture de plusieurs établissements scolaires publics et privés construits aux abords des routes dans la capitale connaît, de jour en jour, la présence d’enfants attendant les voitures, ltaxis, bus et motos pour traverser afin de se rendre à l’école ou chez eux. Cette insécurité, marquée par l’absence de marquage sur le passage piéton, plonge le quotidien de ces enfants, des riverains et des parents dans l’angoisse. Cela provoque des inquiétudes chez certains parents quant au danger auquel courent leurs enfants. Bavon Alladoum, parent d’élève, témoigne : « Nous savons que les dangers auxquels sont exposés nos enfants lors de la traversée de la route sont vraiment grands. Surtout avec les motos qui roulent vite, les conducteurs ne respectent pas le droit de ces enfants ; au lieu de ralentir, ils préfèrent passer. » a-t-il confié. Bien qu'accompagnant leurs enfants à l'école, certains parents demeurent toujours inquiets. Roger, un autre parent d’élève : « Je ne peux pas laisser mon enfant à la maison inutilement, c’est pourquoi j’ai inscrit mon enfant à l’école Saint François. Mais comme il réside loin, et de peur qu’il lui arrive quelque chose, je suis obligé de l’accompagner et de venir le prendre à la fin du cours. » a-t-il expliqué. Très préoccupé par cette situation déplorable, Aguingo Pindao, secrétaire général du groupement des menuisiers Centrafrique Meuble, installé à côté du meuble, affirme avoir été témoin de plus de dix cas d’accidents impliquant des enfants ou des élèves devant le lycée Miskine : « Depuis le début de cette année académique, j’ai été témoin de plus de dix cas d’accidents, dont les victimes sont des élèves de l’école primaire. Dans ces cas d’accidents, certaines victimes ont eu des fractures, d’autres ont vu leurs dents déplacées. C’est ce qui m’a motivé à faire un panneau sur lequel il est mentionné « STOP » afin de les aider à traverser toutes les 12 heures. » a-t-il déclaré. Ei ul lance aussi un appel au gouvernement pour veiller à la sécurité des enfants fréquentant les établissements implantés aux bords des avenues : « Je demande au gouvernement de veiller sur la sécurité de ces enfants, car ils courent un grand danger au quotidien. Sans le marquage sur le passage piéton, la situation s’empire de jour en jour. Pour les protéger, le gouvernement peut envoyer des policiers ou des gendarmes aux axes où ces enfants sont souvent exposés. » a-t-il martelé.
LNC
Date : 13 Février 2026
Copyright © 2014-2026 Tous droits réservés : LAMINE MEDIA
