Révolte dans l'enseignement en Centrafrique

Pa Karen Ann SULLIVAN l LNC

(Bangui, le 18 Mars 2026 - LNC) L'enseignement en Centrafrique est d'un bordel sans nom; entre maître-enseignants, écoles privées, pas de programmes, etc.., on s'y perd, mais les autorités de la Faculté des sciences de la santé de l’université de Bangui ont ouvert les yeux, en dénonçant une expansion souvent dans l’ombre, sans cadre légal ni contrôle préalable des institutions privés. Quand même ! Pascal Mbelesso, vice-doyen de la Faculté des sciences de la santé (FACSS), est le meneur de ce réveil. « Beaucoup de ces instituts n’ont ni agrément ni autorisation administrative. Ils opèrent dans la clandestinité, ce qui met en péril la qualité de la formation et la sécurité des futurs professionnels de santé », alerte-t-il. Pour les responsables de la FACSS, cette prolifération incontrôlée pourrait avoir des conséquences graves pour le système de santé du pays. Les étudiants formés dans des établissements non agréés risquent de ne pas disposer des compétences nécessaires, compromettant ainsi la qualité des soins dispensés à la population. Face à cette situation, la Faculté appelle les autorités compétentes à renforcer le contrôle et l’agrément des instituts privés de santé. Il s’agit, selon elle, de garantir un enseignement conforme aux standards nationaux et internationaux, et de protéger à la fois les étudiants et les patients. Quant au vice-doyen Mbelesso, celui-ci insiste sur la nécessité d’une collaboration étroite entre l’État, les universités et les acteurs privés pour instaurer un cadre légal strict. « Il ne s’agit pas de décourager l’initiative privée, mais de veiller à ce que chaque institut offre une formation sérieuse et reconnue », conclut-il. Tout de même !

LNC

Date : 18 Mars 2026

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