

Journée mondiale des télécommunications
Par Fatima LAMINE l FatimaLAMINEHebdo
(Banguii, le 18 Mai 2026 – LNC) C'était hier la Journée mondiale des télécommunications, une de plus, et évidemment, en Centrafrique, on ne pouvait manquer de célébrer ça. D'après un certain Gauthier Guezewane Gbowe, chargé de mission en économie numérique, au Ministère des Postes et télécommunications, le thème retenu cette année était : « Perspectives de renforcement de la résilience des infrastructures numériques en République centrafricaine ». Selon lui, le pays a connu des avancées majeures dans le secteur des télécommunications. Au cours des années 1980-1990, il a connu la naissance de la SOCATI après la SOCATEL. Puis, en 1997, avec l'arrivée des réseaux mobiles. Depuis 2016 jusqu’à aujourd’hui, c'est la construction de l’infrastructure nationale en fibre optique. Il y a dans le pays, actuellement d'environ 2 200 kilomètres de fibre optique reliant le pays au Congo et au Cameroun. Puis est arrivé la 4G avec des opérateurs téléphoniques comme Orange, Moov Africa et Telecel. On a maintenant, accès à Internet haut débit par satellite, grâce à la technologie Starlink. Cette technologie permet de couvrir progressivement l’ensemble du territoire national et de fournir des services numériques aux populations. Et il précise que : « Notre pays a donc connu des avancées importantes en matière de télécommunications, de régulation et de développement des services numériques ». Cependant, malgré ces progrès...théoriques, ça marche mal, et toutes ces belles technologies ont un gros défaut, ça marche à l'électricité et il reste plusieurs défis à relever. Il s’agit notamment du déploiement de davantage d’antennes relais dans les 20 préfectures du pays, de l’extension de la 4G au-delà de Bangui, de la poursuite du maillage du territoire national en fibre optique, de la démocratisation de l’utilisation des technologies numériques, du raccordement de l’ensemble des administrations publiques ainsi que du rapprochement des services numériques des populations. Mais on attend beaucoup de ces technologies : « Notre pays devient progressivement un territoire connecté. Les citoyens entrent dans l’ère du numérique. Notre économie pourra connaitre un développement important et les populations auront accès aux mêmes opportunités que le reste du monde. Les services publics pourront être fournis directement dans les zones de résidence des citoyens, sans qu’ils aient besoin de se déplacer jusqu’à Bangui. Nous pourrons aussi développer la fiscalité numérique et renforcer l’économie digitale », ajoute-t-il. Toujours selon ce chargé de mission, plusieurs projets à long terme sont en perspective. Ils concernent notamment l’extension de la fibre optique sur l’ensemble du territoire Centrafricain. Et pour assurer une couverture omplète du pays, il faudrait environ 12 000 kilomètres de fibre optique. En outre, il faudrait faire passer des réseaux de fibre optique depuis l’Afrique du Sud jusqu’à l’Afrique du Nord en traversant la République Centrafricaine. De la même manière, des connexions pourraient relier Douala à Addis-Abeba en passant par Bangui, Bria et Obo, raconte Gauthier Guezewane. « Notre ambition est également de préparer l’arrivée de la 5G, de développer les data centers ainsi que les technologies liées à l’intelligence artificielle », a-t-il conclu.
LNC
Date: 18 mai 2026
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