

L'offensive : Dologuélé revendique un « score écrasant »
Par Sofia VANDENBROECK l LNC
(Bangui, le 3 Janvier 2026 - LNC) En République Centrafricaine le climat politique s'est brusquement tendu hier, Vendredi 2 Janvier 2026. Alors que l'Autorité Nationale des Élections (ANE) poursuit la compilation des votes, voilà que le candidat de l'opposition Anicet-Georges Dologuélé revendique sa victoire, en s'attirant une réponse cinglante du camp présidentiel. Le processus électoral Centrafricain est entré dans une phase de hautes agitations. Six jours après le scrutin du 28 Décembre 2025, la bataille ne se joue plus seulement dans les urnes, mais sur le terrain de la légitimité médiatique. Durant une conférence de presse au siège de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), Anicet-Georges Dologuélé a affirmé être le vainqueur du premier tour, s'appuyant sur des résultats compilés par ses propres équipes. Selon lui, ses scores seraient « écrasants » dans 17 des 20 préfectures du pays. En outre, Dologuélé a dénoncé de « graves irrégularités » et des manœuvres visant, selon ses termes, à truquer le scrutin. Invoquant une « responsabilité civique et morale », il a appelé au respect des standards démocratiques, plaçant les autorités devant leurs responsabilités face à ce qu'il qualifie de volonté populaire manifeste. À contrario, la réaction de la Direction nationale de campagne du candidat Faustin Touadéra ne s'est pas faite attendre. Par la voix de son porte-parole, Evariste Ngamana, le camp présidentiel a fustigé une auto-proclamation jugée « fantaisiste » et illégale. Dans un communiqué ferme, M. Ngamana a rappelé que le cadre légal Centrafricain, notamment la Constitution de 2023 et le Code électoral, réservait l'exclusivité de la proclamation des résultats à l’ANE et au Conseil Constitutionnel. « Monsieur Dologuélé prend la responsabilité de fragiliser la sécurité du processus démocratique et de créer des tensions inutiles », a déclaré le porte-parole, martelant que toute victoire proclamée avant l'échéance légale constitue une violation manifeste de la loi. Pendant ce temps là, l'Autorité Nationale des Élections (ANE) continue de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote. Les autorités appellent la population au calme et à ne se fier qu'aux chiffres officiels. Dans un Bangui suspendu aux annonces de l'ANE, la crainte d'une crise post-électorale plane si le fossé entre les revendications de l'opposition et les résultats officiels venait à se confirmer.
Pour: LNC
Date : 3 Janvier, 2026
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