

Mort de Placide Fourou
Par Eve MALONGA l LNC
(Bangui, le 17 Janvier 2026 - LNC) Un scandale judiciaire secoue le pays à la suite de la libération de cinq personnes présumées impliquées dans la mort de Placide Fourou. Cette libération aurait été effectuée sur instructions du doyen des juges de Bangui, malgré les résultats de l’autopsie et de l’enquête. En effet, l’affaire remonte à une rencontre entre deux belles-familles, à savoir celle de Privat Fourou, frère de Placide Fourou d’une part, et celle de son ex-femme, d’autre part, en vue d’une tentative de conciliation entre le couple. Malheureusement, lors de cette rencontre, des altercations verbales ont éclaté, aboutissant à une bagarre rangée entre les deux familles. Placide Fourou, frère du mari, a été tué pendant la rixe. Le Conseil consultatif national de la jeunesse (CCNJ) a dénoncé la libération des présumés assassins de Placide Fourou. Pour apaiser la douleur des parents de la victime ainsi que l’opinion nationale, les membres du CCNJ réclament que justice soit faite. Il ne s’agit nullement d’une attaque contre la justice, mais plutôt d’un appel à celle-ci afin qu’elle joue pleinement son rôle, dans la transparence et l’impartialité, pour apaiser la famille du défunt ainsi que l’opinion nationale. Selon elle, la justice est censée garantir la sécurité de la population. Elle s’interroge cependant sur la capacité de celle-ci à protéger aujourd’hui les populations vulnérables. Gutenberg Socrate Taramboye, vice-président du Conseil consultatif national de la jeunesse Centrafricaine, a déclaré : « L’Afrique ne se relèvera jamais sans la justice, sans la vérité et sans le respect de la vie humaine. Un homme est mort, une famille est brisée, et la nation est en droit de savoir ce qui s’est réellement passé et où en est la justice. Selon les informations rendues publiques, une enquête a été ouverte, une autopsie a été réalisée et plusieurs personnes ont été interpellées comme présumées impliquées. Pourtant, ces personnes ont été libérées sans qu’une explication claire, publique et convaincante ne soit donnée à la famille de la victime ni à l’opinion nationale », a-t-il souligné. Il estime que cette décision a profondément bouleversé la famille de la victime, qui se sent aujourd’hui abandonnée par la justice. Ben Atchoum Bama de son côté, coordonnateur national des étudiants Centrafricains, a indiqué que si aucune suite favorable n’était donnée à leurs revendications, ils entendaient saisir les autorités Centrafricaines. « Jusqu’à présent, la justice n’a pas communiqué les raisons de cette décision. Nous demandons qu’elle nous les explique afin que nous puissions comprendre ce qui s’est réellement passé et pourquoi ces personnes ont été libérées. Dans les jours à venir, nous allons adresser une correspondance au ministre d’État chargé de la Justice, en tant que chef du département. Si aucune solution n’est trouvée, nous saisirons le premier magistrat suprême de la République Centrafricaine, le Président de la République », a-t-il martelé.
Pour: LNC
Date : 17 Janvier, 2026
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