Rentrée en RCA : Inflation, pénurie et tableaux noirs

Par Cathy MERCIER l LAMINE MEDIA

(Bangui le 16 Septembre 2026 | LNC) Le top départ est officiellement donné, mais sur le terrain, chacun cherche la bonne formule. Depuis ce lundi 14 septembre 2026, la rentrée administrative a ouvert le bal dans les établissements de la République Centrafricaine, sous l'impulsion du ministre d'État à l'Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas. Si les équipes pédagogiques peaufinent les inscriptions et dépoussièrent les tableaux noirs, la véritable épreuve du feu – la rentrée des élèves – est fixée au lundi 21 septembre 2026. Pourtant, dans les rues de Bangui, l'excitation des retrouvailles est largement étouffée par les calculs financiers des parents. Cette année, la rentrée prend des airs de parcours du combattant logistique et économique. Premier arrêt obligatoire pour les familles : les marchés de la capitale, du marché Central au Km5. Ici, l’inflation n’est pas un concept macroéconomique, c’est une réalité brute. Le prix du lot de cahiers, des cartables et des uniformes réglementaires a grimpé en flèche. Pour les foyers nombreux, équiper chaque enfant relève du miracle budgétaire, poussant beaucoup de parents à différer les achats ou à négocier les fournitures à l'unité. Le carburant s'invite dans le budget scolaire À cette flambée des prix s’ajoute l'invité surprise de la semaine : la sévère pénurie de carburant qui paralyse Bangui. Les stations-services étant prises d’assaut, le tarif des courses en mototaxi a instantanément doublé, voire triplé dans certains quartiers périphériques. Pour les parents qui comptaient sur ces transports pour acheminer leurs enfants le matin du 21 septembre, l’addition s'annonce salée. L'école n'a pas encore commencé que le transport pèse déjà comme une taxe invisible. Si la capitale jongle avec les problèmes logistiques et des classes souvent surchargées, l'arrière-pays affiche des défis d'une tout autre dimension. À l'intérieur des provinces, de nombreuses écoles manquent cruellement d'enseignants qualifiés. La rentrée y repose sur le dévouement des "maîtres-parents", ces bénévoles courageux rémunérés directement par les cotisations des villageois. Entre des infrastructures parfois fatiguées et un équilibre précaire, la province s’apprête à faire sa rentrée à force de résilience et de solidarité communautaire. Le rendez-vous est donc pris pour Lundi prochain. Entre volontarisme des autorités, dévouement du corps enseignant et ingéniosité des parents, la jeunesse Centrafricaine s'apprête, une fois de plus, à prouver sa formidable capacité d'adaptation.

LNC
Site web: lncinfos.com
Date: 16 Septembre 2026
Copyright © 2013-2026 Tous droits réservés: LAMINE MEDIA

____________________

..

Rentrée en RCA : Inflation, pénurie et tableaux noirs

Par Cathy MERCIER l LAMINE MEDIA

(Bangui le 16 Septembre 2026 | LNC) Le top départ est officiellement donné, mais sur le terrain, chacun cherche la bonne formule. Depuis ce lundi 14 septembre 2026, la rentrée administrative a ouvert le bal dans les établissements de la République Centrafricaine, sous l'impulsion du ministre d'État à l'Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas. Si les équipes pédagogiques peaufinent les inscriptions et dépoussièrent les tableaux noirs, la véritable épreuve du feu – la rentrée des élèves – est fixée au lundi 21 septembre 2026. Pourtant, dans les rues de Bangui, l'excitation des retrouvailles est largement étouffée par les calculs financiers des parents. Cette année, la rentrée prend des airs de parcours du combattant logistique et économique. Premier arrêt obligatoire pour les familles : les marchés de la capitale, du marché Central au Km5. Ici, l’inflation n’est pas un concept macroéconomique, c’est une réalité brute. Le prix du lot de cahiers, des cartables et des uniformes réglementaires a grimpé en flèche. Pour les foyers nombreux, équiper chaque enfant relève du miracle budgétaire, poussant beaucoup de parents à différer les achats ou à négocier les fournitures à l'unité. Le carburant s'invite dans le budget scolaire À cette flambée des prix s’ajoute l'invité surprise de la semaine : la sévère pénurie de carburant qui paralyse Bangui. Les stations-services étant prises d’assaut, le tarif des courses en mototaxi a instantanément doublé, voire triplé dans certains quartiers périphériques. Pour les parents qui comptaient sur ces transports pour acheminer leurs enfants le matin du 21 septembre, l’addition s'annonce salée. L'école n'a pas encore commencé que le transport pèse déjà comme une taxe invisible. Si la capitale jongle avec les problèmes logistiques et des classes souvent surchargées, l'arrière-pays affiche des défis d'une tout autre dimension. À l'intérieur des provinces, de nombreuses écoles manquent cruellement d'enseignants qualifiés. La rentrée y repose sur le dévouement des "maîtres-parents", ces bénévoles courageux rémunérés directement par les cotisations des villageois. Entre des infrastructures parfois fatiguées et un équilibre précaire, la province s’apprête à faire sa rentrée à force de résilience et de solidarité communautaire. Le rendez-vous est donc pris pour Lundi prochain. Entre volontarisme des autorités, dévouement du corps enseignant et ingéniosité des parents, la jeunesse Centrafricaine s'apprête, une fois de plus, à prouver sa formidable capacité d'adaptation.

LNC
Site web: lncinfos.com
Date: 16 Septembre 2026
Copyright © 2013-2026 Tous droits réservés: LAMINE MEDIA

____________________

..