Réunion tripartite (Cameroun-RCA-HCR) sur les réfugiés

Par Mathilde LERAT l LNC

(Bangui le 25 Juillet 2026 l LNC) Actuellement, on parle de rapatriement volontaire des réfugiés Centrafricains présents sur le sol Camerounais, où ils sont encore environ 283 000, répartis principalement dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua. Et quelques milliers d’entre eux se concentrent dans les centres urbains comme Douala et Yaoundé. Tous ces réfugiés sont arrivés il y a plus de dix ans au moment des crises qu'a connu le pays. Même que le Cameroun est le pays qui accueille le plus de réfugiés Centrafricains. Du 12 au 14 Juillet, Yaoundé a accueilli une réunion de la commission tripartite (Cameroun-RCA-HCR) pour relancer le processus de retour volontaire et sécurisé, initié en 2019. Durant les sept dernières années, 28 000 réfugiés sont rentrés en Centrafrique, selon le HCR. L'enjeu maintenant est de garantir les conditions, de part et d'autre de la frontière, pour de nouveaux départs. Le ministre Camerounais de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rêve de réorganiser des convois de rapatriements volontaires et sécurisés, dès les prochains mois : « À date, il y a environ 30 000 qui ont exprimé la volonté de rentrer chez eux. Nous travaillons donc sur la base de ce chiffre de 30 000 dont la RCA a déjà identifié 27 000. Notre calendrier de travail prévoit qu'ils devront rentrer d'ici la fin de l'année 2026 ». Voix différente, et autre son de cloche, Josiane Lina Bemaka Soui, ministre Centrafricaine de l'Action humanitaire de la Solidarité et de la Réconciliation nationale, appelle à la patience : « Parce que présentement nous traversons des turbulences. La République centrafricaine a été attaquée dans le nord, dans la Vakaga, par les groupes armés [les 3R]. Nous avons aussi l'épidémie de choléra qui sévit en République Centrafricaine, donc nous ne sommes pas vraiment prêts pour accepter des convois de rapatriement de nos compatriotes. » Car pour Bangui, il faut encore du temps pour préparer les zones de retour et les communautés d'accueil. L'ONU se place au milieu, en appuyant les deux parties, assure Saoudatou Bah Mansare, représentante par intérim du bureau du HCR au Cameroun : « L'essentiel c'est qu’une étape très importante vient d'être franchie, c'est le renouvellement de l'engagement des parties pour une reprise durable et dans le respect des normes dans les meilleurs délais possibles. Par conséquent, notre rôle sera vraiment un rôle de suivi, un rôle d’appui aussi bien technique qu’opérationnel. » Bref, selon le communiqué final :« Dans les meilleurs délais possibles, suivant un calendrier arrêté d'un commun accord ».

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Photo : Josiane Lina Bemaka Soui, ministre Centrafricaine de l'Action humanitaire/LNC ©

Date: 25 Juillet 2026

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